Ibrahimovic : «Apporter ma pierre à l’édifice»
Son discours est aussi rôdé que sa gestuelle sur le terrain. Avec Zlatan, il n’y a pas de place pour l’approximation. Tout est clair, précis, sans fioriture. Avec une pointe d’humour et de second degré, tout de même. Voici la 1ère des trois parties de cette interview 100% Zlatan !
L'interview de Zlatan Ibrahimovic (1ère partie)
Zlatan, quand pourra-t-on discuter en français avec toi (interview réalisée en anglais) ?
Qu’est-ce qui te plait le plus dans la culture française ?
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Quel regard portes-tu sur la Ligue 1 ?
En France, beaucoup estiment que le niveau de notre championnat est faible. Qu’en penses-tu ?
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Quels sont tes coéquipiers qui t’ont le plus surpris par leurs qualités ?
Au PSG, le record de buts sur un championnat appartient à l’Argentin Carlos Bianchi depuis la saison 1977-1978, avec trente-sept réalisations. Espères-tu faire encore mieux ?
« Bientôt, j’espère. Je suis un peu paresseux… (Sourire)
Au club, il n’y a pas beaucoup de monde qui parle anglais, donc, ça
m’oblige à faire toujours plus d’effort pour apprendre votre langue.
Quand je suis allé en Italie, c’était la même chose. J’ai dû rapidement
me mettre à l’italien. D’ailleurs, ça me sert aussi au Paris
Saint-Germain puisque pas mal de joueurs et de membres du staff parlent
ou comprennent l’italien. Je suis capable de m’exprimer dans plusieurs
langues, c’est un atout. Maintenant, j’ai hâte de rajouter le français à
ma panoplie de polyglotte. »
Qu’est-ce qui te plait le plus dans la culture française ?
«
J’ai encore tout à apprendre de la France. Avant d’arriver à Paris, je
ne connaissais pas beaucoup de choses du pays et de sa capitale. Après
quelques mois ici, j’ai eu un peu de temps pour découvrir les gens,
l’environnement, la gastronomie… J’ai visité l’Arc de Triomphe, la
Concorde, la Tour Eiffel ou encore le tombeau de Napoléon. À chaque fois
que je sors, j’apprends quelque chose de nouveau. Mais mon métier ne me
permet pas de me plonger profondément dans la culture du pays dans
lequel j’évolue. On a trop peu de temps libre. Ma priorité est d’être
moi-même et de me sentir bien au sein du club avec mes coéquipiers, le
staff et toutes les personnes qui y travaillent. »
Quel regard portes-tu sur la Ligue 1 ?
« Je me
sens surtout très observé... Partout où je vais, on commente mes
moindres faits et gestes. Parfois, on parle même à ma place… Il faut que
je m’y habitue. D’autant que le Paris Saint-Germain est au centre de
toutes les attentions. Mais, bon, c’est normal. Quand on veut être au
top, on doit accepter ce traitement un peu spécial. Tout le monde veut
nous mettre des bâtons dans les roues afin de nous empêcher d’aller au
bout de nos ambitions. Dans l’équipe, nous avons tous les mêmes
objectifs et rien ne doit nous déstabiliser. »
En France, beaucoup estiment que le niveau de notre championnat est faible. Qu’en penses-tu ?
«
C’est une compétition difficile, avec un niveau athlétique élevé. Il
faut être en excellente condition physique pour y réussir de bonnes
choses. Bien sûr, elle peut encore se développer et je suis sûr que le
Paris Saint-Germain va tirer tout le monde vers le haut. Moi, je compte
apporter ma pierre à l’édifice en aidant le club à gagner le plus de
matches possible. J’ai remporté des trophées partout où j’ai joué et je
souhaite que ça continue avec Paris. Récemment, on a eu quelques
difficultés dans le jeu et ça s’est ressenti dans nos résultats. Mais il
y a encore beaucoup de matches à disputer, il ne faut pas s’alarmer.
Quand on perd, on apprend bien plus sur nous-mêmes que lorsqu’on gagne.
C’est aussi comme cela qu’un collectif progresse. J’espère juste que
l’on aura bien retenu les leçons de nos échecs. »
Quels sont tes coéquipiers qui t’ont le plus surpris par leurs qualités ?
«
Dans l’ensemble, l’équipe possède un super niveau. Tous les joueurs ont
des qualités intéressantes et leurs propres caractéristiques. Le gars
qui m’a le plus surpris depuis le début de la saison reste Marco (Verratti). Même si je jouais en Italie la saison passée, je ne le connaissais pas du tout car il évoluait en 2e division (à Pescara).
Je suis d’accord avec toutes les choses positives que l’on dit sur lui.
Je dirais même qu’il est encore meilleur qu’on ne le pense. En le
recrutant, le PSG a fait un très bon investissement. Il possède un
immense talent, il faut juste lui laisser le temps nécessaire pour
progresser à son rythme. Personne ne doit oublier qu’il vient d’avoir
vingt ans. »
Au PSG, le record de buts sur un championnat appartient à l’Argentin Carlos Bianchi depuis la saison 1977-1978, avec trente-sept réalisations. Espères-tu faire encore mieux ?
« Les records
sont faits pour être battus. Et si j’y parviens, d’autres me
dépasseront par la suite. Mon boulot, c’est de marquer. J’ai bien débuté
la saison et je ne me fixe aucune limite. Mon objectif est toujours de
faire mieux que la saison précédente, ça me permet d’avoir une source de
motivation supplémentaire. En Serie A, j’ai marqué vingt-huit buts
l’année dernière avec l'AC Milan. Par conséquent, il faut que j’en
inscrive au moins vingt-neuf cette saison pour être content de ma
performance. »
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