Dans cette 2e partie, l’attaquant parisien évoque son rôle dans le vestiaire et son image dans les médias.
Zlatan, l’image que les médias donnent de toi correspond-elle à la réalité ?
« Il y a beaucoup de bavardages. Hier, la presse a parlé de moi. Aujourd’hui, elle a parlé de moi… Et demain, que dira-t-elle ? Bref, je préfère ne pas lire les journaux. J’essaie juste d’être en accord avec moi-même et de poursuivre ma route. Mon métier, c’est de jouer au foot et de tout donner lorsque je suis sur le terrain. Je veux faire gagner le Paris Saint-Germain, mon club, c’est tout ce qui compte. Il y a deux ans, je ne pense pas que les supporters de Paris osaient rêver d’avoir une telle équipe, avec autant de grands joueurs. Aujourd’hui, on a un groupe fantastique qui peut aller très loin. Et ça, c’est la réalité ! »
Comment trouves-tu ta marionnette aux Guignols ?
« J’ai vu quelques séquences. Sur l’une d’entre elles, je frappais James Bond ! Ça m’a fait rire. Il paraît que le fait d’avoir sa marionnette signifie que l’on est quelqu’un d’important, donc, je ne peux qu’être content. »
Un nouveau verbe est aussi apparu : "zlataner"…
« Je ne sais pas si je dois en être fier, mais ça me semble être utilisé de façon plutôt positive. Si le mot "zlataner" entre un jour dans le dictionnaire français, là, ce serait un véritable honneur ! Lorsque je me suis engagé au Paris Saint-Germain, les gens me répétaient que j’allais être très tranquille ici, car les Parisiens ne s’intéressent pas trop au football. Mais depuis le premier jour, j’observe que les choses ne sont pas du tout comme on me les avait présentées. En fait, il y a beaucoup d’effervescence autour de moi et de l’ensemble du groupe. Mais n’allez pas croire que cela m’agace, au contraire. »
Quelle est ton rôle au sein du vestiaire ?
« Moi, je suis le "bad boy" ! Tout le monde joue mal, à part moi, bien sûr… (sourire) J’ai entendu dire que certaines personnes me voyaient comme ça, alors, je m’en amuse. L’important, dans la vie d’une équipe, c’est d’être honnête les uns envers les autres. C’est ma philosophie. Je ne cherche pas à jouer un rôle mais juste à être moi-même. Ma volonté est d’aider le club à être plus fort. Je ne suis pas là pour être sympa ou pour être acclamé. Je suis là pour gagner. Et c’est uniquement là-dessus que je dois être jugé. »
Certains imaginent que tu fais peur à tes coéquipiers…
« Ce n’est pas l’impression qu’ils me donnent. D’autant que la peur n’a pas sa place au plus haut niveau. Moi, je ne l’ai jamais ressentie dans mon métier. Je suis un professionnel et je l’assume. Quand j’ai débarqué à la Juventus (en 2004), il y avait des footballeurs tels que Del Piero, Thuram, Vieira, Nedved, Cannavaro, Trezeguet… Tous ces grands joueurs ne m’ont rien donné de gratuit. J’ai dû travailler dur chaque jour pour gagner ma place, puis leur respect. Si j’en suis là aujourd’hui, ce n’est pas parce que quelqu’un m’a servi sur un plateau d’argent. Pour résumer, celui qui a peur doit changer de métier. Il vaut mieux qu’il joue au ballon sans pression, dans son jardin. »
Quelle place accordes-tu à l’humour au quotidien ?
« Ça fait toujours du bien de rigoler. Dans le vestiaire, les blagues fusent dans tous les sens et on se chambre pas mal. Tout ça est bon pour l’atmosphère générale. Après, est-ce que je suis le plus drôle du groupe ? Je ne le pense pas… (sourire) »
Quel devra être le bilan du Paris Saint-Germain en fin de saison pour que tu sois satisfait ?
« Je veux tout gagner ! J’ai mal vécu notre élimination en Coupe de la Ligue, donc, j’aimerais éviter que ça se reproduise. Il nous reste trois compétitions à jouer, à nous d’être au rendez-vous dans les trois. »
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L. Pinton / L. Prigent
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