Après des passages remarqués du côté des Girondins de Bordeaux et à la tête de l’Equipe de France, Laurent Blanc arrive donc dans la capitale. Présentation du nouveau technicien parisien.




Figure majeure du football français, Laurent Blanc a déjà laissé une trace indélébile dans l’histoire. Pilier de la défense de l’Equipe de France, il faisait bien évidemment partie de l’aventure du titre de Champion du Monde en 1998, puis d’Europe deux ans plus tard. Tout le monde se souvient d’ailleurs des mythiques baisers qu’il déposait sur le crâne de Fabien Barthez avant les rencontres.

Mais Blanc a également fait apprécier son leadership en club. Passé notamment par  l’Inter Milan, Manchester United ou encore le FC Barcelone, pour ne citer qu’eux. L’homme né à Alès a évolué dans les plus grosses écuries. Vous l’aurez compris, un coutumier du très haut niveau.
En 2003, il raccroche les crampons avec, déjà en tête, l’idée d’enfiler le costume d’entraîneur. Ses diplômes en poche, c’est du côté de la Gironde, et plus précisément à Bordeaux, que le Cévenol hérite de son premier banc de touche en 2007.

Accompagné de son adjoint, Jean-Louis Gasset, le Gardois ne tarde pas à se faire une belle réputation du côté du Haillan. Sa première saison est à ranger aux rayons des belles cuvées avec une deuxième place en championnat et le trophée UNFP du meilleur entraîneur de l’année.
Et que dire de la récolte suivante… Un véritable millésime !
À peine deux ans après son arrivée sur les bords de la Gironde, il décroche un titre de Champion de France attendu depuis près d’une décennie par le peuple bordelais. À cela, il ne faut pas oublier d’ajouter une Coupe de La Ligue et un deuxième trophée des Champions après celui remporté à l’été 2008.

Pour sa troisième et dernière campagne à la tête des Marine et Blanc, il réussit l’exploit d’atteindre les quarts de finale de la Champions League. À ce moment-là, ses coups d’éclat ne passent pas inaperçus.
Le constat est simple : Laurent Blanc n’a eu besoin que de trois années pour se faire une place dans le cercle très fermé des entraîneurs de classe mondiale.

Arrivé au bout d’un cycle à Bordeaux, l’heure du changement a sonné. Et à l’été 2010, il opte finalement pour l’un des postes les plus prestigieux qui soit. A l’issue de la Coupe du Monde en Afrique du Sud, c’est bien le Champion du Monde 98 qui prend les commandes de L’Equipe de France.

Toujours épaulé par l’expérimenté Jean-Louis Gasset, il transforme rapidement le jeu des Bleus. Plus séduisante que par le passé, la formation tricolore redonne le sourire à ses supporters. L’objectif de se qualifier pour l’Euro 2012 est atteint sans encombre. Et le sélectionneur ne se prive pas d’ajouter à sa carte de visite quelques victoires de prestige, comme celles décrochées face au Brésil (1-0) ou encore en Angleterre (2-1) et en Allemagne (2-1).
Place alors à l’Euro en Ukraine et en Pologne. Pas gâtés au tirage, les Bleus parviennent néanmoins à s’extirper d’un groupe dans lequel figurent l’Angleterre, l’Ukraine et la Suède. Et c’est donc l’Espagne qui s’avance pour un match couperet en quart de finale.

Les Champions du monde en titre et futurs vainqueurs de l’épreuve sont en grande forme et s’imposent contre les Bleus (2-0). La France s’arrête aux portes du dernier carré. Un revers qui coïncide avec la fin de l’aventure en bleu du sélectionneur.
Le technicien peut alors se retirer des terrains le temps d’une saison, l’esprit libre, fort d’un bilan favorable avec les Bleus (16V, 7N, 4D).

Il est aujourd’hui de retour aux affaires et c’est donc avec les batteries rechargées que Laurent Blanc débarque dans la capitale, pour relever le défi Paris Saint-Germain.


Laurent Blanc
Né le 19 Novembre 1965 à Alès


Entraîneur

Postes successifs : 2007-2010 : Girondins de Bordeaux 2010-2012 : Equipe de France

Palmarès : Trophée des Champions (2008, 2009), Championnat de France (2009), Coupe de la Ligue (2009) avec les Girondins de Bordeaux.