jeudi 4 octobre 2012

Sakho: «Rien de dramatique»

Malgré la défaite du PSG contre Porto (0-1), mercredi soir en Ligue des champions, Mamadou Sakho n’est pas inquiet. A quatre jours du clasico face à l’OM, le défenseur et capitaine parisien prend ce faux-pas comme une piqûre de rappel.


Mamadou Sakho pense déjà au clasico. (Maxppp)

Mamadou, Christophe Jallet nous disait qu’il fallait parfois apprendre le haut niveau. Est-ce que, ce soir (mercredi), le PSG a pris une petite leçon de la part du FC Porto ?
Leçon, je ne dirais pas ça mais c’est ce genre de matches-là qui nous permet de nous jauger et de voir où l’on en est au niveau du collectif. On a vu une équipe de Porto beaucoup plus présente, qui a joué son football. Nous, on ne l’a pas été dans les duels et on n’a pas su s’imposer.

Vous vous attendiez à mieux tenir le choc ?

Forcément. Avec les qualités qu’on a, on aurait pu faire beaucoup mieux en étant plus présent dans les duels et en monopolisant un peu plus le jeu. Mais il n’y a rien de dramatique. Ça a été une défaite mais il reste encore beaucoup de matches à jouer.

    Ce genre de matches va nous aider à grandir.

Est-ce de mauvais augure pour le Clasico qui vous attend dimanche prochain contre l’OM au Stade Vélodrome ou est-ce une simple piqure de rappel ?

Je le prends plus comme une piqûre de rappel. On va bien se reposer et aller à Marseille bien déterminé. Pour moi, un clasico, ça ne se joue pas, ça se gagne. Tout simplement !

Vous y pensez déjà ?

C’est évident, on ne va pas rester sur ce match-là. Ça y est, c’est fini. Il faut tourner la page et se concentrer sur le match au Vélodrome. Ça sera le match parfait pour se relancer, un match intéressant, avec beaucoup d’intensité.

Quel sentiment prédomine chez le capitaine du PSG après cette défaite ? Depuis le 30 avril dernier, l’équipe n’avait plus perdu...

La déception de ne pas avoir pu imposer notre football ici et, comme je l’ai déjà dit, d’avoir perdu beaucoup de duels tout au long de la rencontre. C’est ce genre de matches-là qui va nous aider à grandir et, justement, à construire un groupe parisien plus costaud à l’avenir.

Une claque qui va nous faire réagir

C’était votre premier match de Ligue des champions en tant que titulaire et capitaine du Paris Saint-Germain. Comment l'avez-vous vécu ?

J’ai débuté le match un petit peu ému. C’est une compétition qui me tenait à cœur. Ça fait des années que j’en parle et j’ai la chance de pouvoir débuter sous les couleurs que j’ai toujours aimées. Ça, je ne pense pas avoir besoin de le répéter mais, sincèrement, cette défaite-là me reste vraiment en travers de la gorge. Je voulais vraiment qu’on s’impose ce soir.

Quels sont les enseignements de cette défaite ? Faudra-t-il donner plus lors des prochains matches ?

Effectivement. Tout le monde a pris conscience de ce qu’était vraiment le haut niveau. Ça va nous donner beaucoup plus de courage et de détermination pour travailler et être à la hauteur la prochaine fois.

   Il n’y a vraiment aucun souci avec Thiago Silva.

Le groupe s’est-il laissé griser après les huit matches consécutifs cette saison sans revers ?

Sincèrement, je ne pense pas. Aujourd’hui, on a joué contre une vraie équipe de Ligue des champions. On a vu ce qu’était le très haut niveau. Ça a été une claque qui va nous faire réagir automatiquement car on a des joueurs qui ont beaucoup d’expérience. On apprend.

Avez-vous discuté avec Thiago Silva de ses récentes déclarations dans la presse ?

Il n’y a vraiment aucun souci. Bien sûr, quand j’ai entendu ça (qu’il préférait jouer avec Alex, ndlr), j’étais énervé. Je ne lis pas les journaux et lorsqu’on me l’a appris hier (mardi) vers 18 heures, j’étais sur les nerfs. Mais il est venu me parler, on en a discuté tranquillement et ça a été simplement mal interprété. Il est venu me voir comme un bonhomme. Tout va très bien. Les journalistes aiment bien faire monter la sauce mais il n’y a aucun problème avec lui. Sur le terrain, il y a eu une très bonne complémentarité. On s’est bien parlé et il n’y a vraiment pas de problèmes. C’est sûr qu’il y a beaucoup de concurrence cette année au PSG mais elle est saine.

Vous, vous préférez jouer avec qui ?

Que ce soit avec Alex, Thiago Silva, Papus (Camara, ndlr) ou Sylvain Armand, avec qui je m’entendais très bien, il n’y a pas de problèmes…

Par Grégory Hangard , à Porto

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