Cinq petits jours après Chelsea, Paris s’est de nouveau incliné ce dimanche à Gerland face à un collectif lyonnais très appliqué (0-1). Une semaine à oublier pour le club de la capitale, désormais focalisé sur l’évènement à venir : la finale de Coupe de la Ligue face à ces mêmes Gones…



Au regard des 94 minutes proposées à l’occasion de ce choc qui clôturait le 33e épisode du championnat, on peut tirer deux enseignements.

D’abord un constat, et Laurent Blanc l’a décrypté publiquement juste après la rencontre : ce Paris-là reste encore fragilisé par son élimination européenne en milieu de semaine à Londres.
Deuxième leçon de cette soirée rhodanienne : à 6 jours de se retrouver au Stade de France, Parisiens et Lyonnais ont livré un vrai combat au parfum d’ailleurs européen. Avec à l’arrivée un léger avantage psychologique désormais pour les Gones, qui sortent vainqueurs de cette première manche version avril 2014.


Au coup de sifflet final de M. Turpin juste après 22h50, les sourires étaient donc lyonnais, mais à regarder le scénario de plus près on se dit que l’inverse aurait été parfaitement plausible.




Du poteau sur cette tête de Cavani dès la 2e minute à cette sortie éclair de Lopes dans les pieds de Ménez en fin de partie (90e +2), on aura compté, en tout, au moins une bonne demi-douzaine d’occasions franches pour les Champions de France en titre.


En première période par exemple, sur ce superbe mouvement collectif conclut par une demi-volée pleine d’inspiration signée Cabaye (44e). Mais aussi et surtout après la pause, avec des vagues parisiennes incessantes sur la cage de Lopes. Le jeune et talentueux portier de l’OL aura eu du travail, beaucoup de travail, devant les Lavezzi, Cavani et autre Lucas.


A l’image de cette occasion de « Pocho », servi à merveille par Motta, avant de trouver le petit filet droit (73e). Ou de cette fin de rencontre canon, ponctuée par deux alertes de Lucas sur coup-franc (84e) puis Pastore quasiment dans la continuité en face-à-face (85e).

De l’animation, du rythme, de la créativité, le Paris Saint-Germain a appliqué sa recette habituelle pour bousculer son challenger du soir, mais en oubliant un ingrédient : l’efficacité offensive.



Côté adresse face à la cage adverse, un acteur aura en fait particulièrement brillé : le jeune Ferri, décisif à la demi-heure de jeu sur une tentative aussi spontanée que subtilement dosée. Illustration : le milieu lyonnais, plein axe, récupère le ballon dans les pieds de Lavezzi aux 30 mètres, lève la tête et place une frappe enveloppée millimétrée sur la gauche de Sirigu (1-0, 31e) !




Un Sirigu trop court de quelques centimètres sur ce coup-là mais très en vue devant Gomis (14e), ou ce même Ferri, l’obligeant en seconde période à une claquette de grande classe (70e).

Dominateur techniquement, Paris n’a pas su dompter un Lyon qui a su se transcender collectivement devant son public. Un avertissement sans frais pour les hommes de Laurent Blanc, qui comptent toujours 10 longueurs d’avance en tête de la Ligue 1 sur le poursuivant monégasque.
Samedi prochain, Parisiens et Rhodaniens se retrouveront, avec cette fois un trophée à soulever au terme d’une deuxième confrontation d’affilée. Alors, on espère forcément un tout autre dénouement…